vendredi 10 août 2007

Vidéo (peut-être ) didactique.

Il est d’usage chez beaucoup de « tricher » en disant par exemple que le chien n’a plus travaillé depuis un mois quand il l’a fait la veille encore.

D’autres vous diront que c’est la première fois que le chien rencontre tel type de stimulus alors qu’il a déjà été exposé à cela je ne sais combien de fois.

La vidéo ci-contre vous montre que le chiot qui a peur du bidon après 5 secondes, parvient à s’y habituer en moins d’une minute.



Inné ou acquis : éternel débat !

Ici on peut dire que l’apprentissage du bidon, c’est de l’acquis, mais par contre la vitesse avec laquelle le chien intègre le stimulus, n’est-ce pas de l’inné ?

La vitesse d’apprentissage des stimuli est pour moi une question et de sélection et donc de souche.

Maintenant, tout connaisseur dirait que c’est une grosse erreur de vouloir aller si vite.

L’homme d’attaque (en l’occurrence moi ) aurait dû montrer le bidon avec un crescendo plus léger…

Je suis avide de vos commentaires.

6 commentaires:

Corinne Jessin a dit…

Inné, le minimum requis !

Lorsqu’on oriente un travail de sélection sur un développement d’un potentiel « travail » optimal, je pense qu’il est nécessaire de se fixer un minimum requis d’Inné et de définir une configuration minimale de base.

Se dire, en pré-débourrage, je dois révéler le potentiel d’inné du chiot.
Je définis mes seuils minimaux de stimuli auxquels je soumets le chiot. Je les définis en fonction de ma vision du potentiel nécessaire pour pratiquer tels ou tels sports de mordant.

Plus les seuils de base sont hauts, plus l’inné révélé est précieux.
Plus les seuils de base sont bas, moins l’inné est révélé, et plus l’acquis vient en relais pour « faire » le chien.

Prenons 2 chiots, dans le premier cas, Au même niveau de Stimuli, un chiot répondra positivement à une menace bidon en poursuivant son mordant comme si de rien n’était, l’autre s’en trouvera gêné et sa réponse demandera alors un stimuli au niveau inférieur.

Maintenant si avec ces 2 mêmes chiots, le pré-débourrage se commence toujours avec un faible niveau de stimuli supportable par les 2, puis au fur et à mesure que les stimuli est crescendo et supporté, serait-on capable de révéler le niveau minimum requis d’inné.
Un sélectionneur peut –il ensuite objectivement dire au futur utilisateur, ce chiot a tel niveau de potentiel inné ? Quant à l’acquis, qui de ces 2 mêmes chiots, en a-t-il plus eu besoin ???

Un vieux dresseur de mon entourage a cette maxime : Considère ton chiot comme du cristal ?

Cette petite vidéo me laisse à penser que beaucoup de responsabilité repose sur le sélectionneur quant au choix des disciplines praticables par le chiot, quant au choix du futur utilisateur et de son niveau d’exigences voire de ses compétences et celles de son équipe d’entraînement.

Dans une bonne équipe et dans une communication constante entre elle et le sélectionneur, les 2 types de chiots seront dressés judicieusement et leur potentiel révélé. Dans une mauvaise équipe, même le chiot avec un « inné » gros comme ça, peut être gâché !!!


A la maison, nous avons 2 types de chiens, aux qualités innées différentes, des expériences et compétences de dressage différentes et notre travail sur l’acquis avec des équipes différentes.
Mais sans cesse nous communiquons avec les éleveurs respectifs et parlons de nos succès et échecs régulièrement ! C’est je pense déjà un premier retour sur investissement pour le sélectionneur que d’avoir un feed back le plus objectif possible sur ce petit qu’il vous a pré-débourré !

Nota : j’ai employé volontairement le mot « Sélectionneur » en lieu et place de « éleveur ou producteur… C’est assez simple à comprendre !

Pandore a dit…

Pas évident à suivre, je suis pas sûre d'avoir tout saisi Corinne. Tu me reprendras si je dis une bétise...
Le hic, c'est que l'acquis commence dès la naissance... en tous cas dès que le chiot commence à percevoir le monde extérieur autrement que comme de la bouffe. Un chiot élevé dans un milieu peu stimulant risque d'être effrayé par tout, alors qu'un chiot, même avec un inné faible, stimulé à fond, à deux mois donnera le même ou un meilleur résultat. Et quid de la précocité? Un chiot peut, pour des raisons x ou y, être moins précoce qu'un autre dans sa relation à l'extérieur, sans pour autant être moins intéressant.
Pour reprendre le post de Michel "la vitesse avec laquelle le chien intègre le stimulus n'est-ce pas de l'inné?" pas sûre... ne pourrait-ce être directement lié aux stimulations diverses auxquelles il a déjà eu à faire face, qu'il a déjà appris à intégrer? Je pense que le chiot qui a "pris l'habitude" d'intégrer des stimuli, intégrera les suivants plus rapidement, quels qu'ils soient...
Pour bien tester, il faudrait stimuler au minimum les chiots, et voir lequel s'en tire le mieux? Comme pour la dysplasie, il faudrait faire grossir les chiens comme des barriques, les faire courir et sauter du maximum possible pendant leur croissance, et si avec tout ça leurs hanches sont toujours nickel à deux ans c'est que vraiment ils sont indemnes. Mais bon, le but ce n'est pas non plus de les sacrifier, les loulous... Je préfère les stimuler au maximum, quitte à masquer les éventuelles faiblesses de l'inné, et comparer ceux qui s'en sortent moins bien. Après tout on n'est pas en labo, et il y aura des gens au bout de la laisse...
La comparaison sur la portée peut être intéressante je pense, on a la même génétique mais pas la même répartition des gènes, et surtout c'est élevé dans les mêmes conditions. La différence entre les chiots, elle, est-elle innée?

Corinne a dit…

Pour tenter d'être plus claire (enfin j'espère! ): ce que je voulais dire c'est que si à 2 chiots (d'une même portée avec début de vie identique), on présente "en brut" (sans pré-accoutumance) un bidon qui gesticule directement au-dessus de la tête des chiots pendant un mordant, l'un ne sera même pas perturbé, pendant que l'autre peut montrer une gêne et stopper son mordant !
Le test est brutal et d'un niveau élevé mais montre de suite que dans cette situation nouvelle un des chiots "encaisse" mieux ce petit stress !
C'est ce niveau de "stress" que je "nomme" seuil de base de Stimuli.
C'est au sélectionneur de définir son seuil référant !

Mais là où cela peut être drôle, c'est qu'un chiot capable de supporter un bidon au dessus de sa tête ou sur son dos pendant son mordant, peut être effrayé par une "mouche qui pète" !!!

Il faudrait alors inventer un petit protocole de différents stimulis référants (comme pour le test de Campbell) et évaluer alors chaque chiot d'une portée selon ce même protocole !

C'est plus clûre ???

Pandore a dit…

yep.
Mais encore une fois ça implique que le chiot n'aie pas été travaillé face à ces stimuli, sinon ça rime à rien. Les miens ils dorment et mangent sous des rideaux de canettes et de bouteilles qu'ils se prennent régulièrement sur la tête, si tu leur met un bidon ils s'en aperçoivent même pas. Idem pour le baton, celui de ring je veux dire, je ne le travaille pas vraiment, mais ils y ont droit régulièrement. Alors est-ce de l'inné ou de l'acquis?

stéphane chorin a dit…

le plus dur dans tout celà n'est pas de mordre avec des petits coups de bidon mais de mordre en statique.Quant à l'idée de vouloir faire une attaque lançée à deux mois sans soutien autre que de la voix,je la trouve pour le moins étrange.Il ne faut pas s'étonner ensuite de retrouver des adultes sans percussions freinant des quatres fers à l'entrée .Sans percussion point de ring!!!

Charline a dit…

J'ai la prétention de penser que chaque chien a quelque chose d'inné ou bien des acquis développés au fur et à mesure de son apprentissage, que ce soit un apprentissage jours après jours ou fait de lui-même avec ce qui l'entoure . . Un chiot jamais sorti pourrait selon moi, avoir des acquis dans son enclos et à la fois avec des choses inné en extérieur comme le contraire . . Je ne sais pas si c'est clair, en tout cas je ne prétends pas tout savoir, mais un avis reste un avis et celui-ci reste personnel